Sexologie : L’extension du pénis par chirurgie, une pratique risquée

 

Les hommes recourent de plus en plus à l’injection ou à la chirurgie pour allonger leur pénis. Cette extension du sexe nait généralement du besoin de satisfaire totalement la femme ou de mettre fin aux frustrations résultant de sa petite taille. Mais ce qu’ils ignorent, c’est que cette pratique est très risquée.

Se doter d’un « bazouka » à 46.000 euros

L’extension du pénis est devenue une pratique courante avec l’atrophie progressive du sexe (peut-être dû aux effets pervers de l’évolution). L’allongement du pénis peut se faire soit par injection, soit par chirurgie avec un bistouri.

Or, recourir au bistouri pour se faire agrandir le pénis présente de faibles chances de résultats et peut laisser des séquelles importantes, préviennent des chercheurs anglais de l’Institute of Psychiatry, Psychology and Neuroscience au King’s College Hospital de Londres. La pratique provoquerait des engourdissements permanents, de l’insatisfaction ou encore de la détresse psychologique. En plus l’opération est extrêmement onéreuse car elle peut coûter jusqu’à 40 000 livres (soit environ 46 000 euros).

Un bon taux de satisfaction, mais des complications surviennent

L’analyse des chercheurs britanniques repose sur l’étude de 1.192 hommes qui ont subi 21 types d’intervention différents dans le but de grossir leur phallus. Parmi eux, 773 ont été suivis après un traitement non chirurgical (injetction). Cette enquête a été réalisée en Angleterre, ainsi qu’à l’étranger, et a concerné différents types d’interventions parmi les plus courants dont l’incision du ligament suspenseur, les injections de graisses, la greffe de tissus et le désassemblage pénien.

Après l’opération, la grande majorité de ceux qui ont subi un traitement par injection s’est dit satisfaite des nouvelles dimensions du pénis. Ces patients ont trouvé que leur sexe était à présent à la taille normale (augmentation de la circonférence et allongement de 2 cm au minimum). Toutefois, ils ont fait part d’un taux élevé de complications. Quant à ceux qui ont subi une intervention chirurgicale, les problèmes sont encore plus importants. Fort de ces résultats, les médecins préconisent ces techniques seulement en dernier recours.

N’y a-t-il pas d’alternatives aux injections et chirurgies ?

Il existe d’autres moyens d’extension du pénis plus simples, voire plus naturel. D’une part nous avons ce qu’on peut appeler des méthodes « chimiques ». Elles consistent en l’utilisation de produits (pommades, huiles etc.) qui rallongent le pénis d’1 voire de 2 centimètres par boite. Certains témoins, ou supposés comme tels (ils peuvent avoir été payés pour la pub ou être des agents), et les commerciaux affirment que l’on peut obtenir la taille souhaitée (illimitée) en achetant autant de boites…chich, je plains les femmes…

Mais il semble que ces pommades sont accompagnées d’effets secondaires indésirables.

Une autre alternative est l’utilisation de produits plus « naturels ». Ils se composent généralement de beurre de karité et de poudre aphrodisiaque (issue de feuilles ou de petits colas). Ce sont des recettes de grand-mère qui ont largement fait leur preuve donc elles sont plus crédibles. Dans l’un ou l’autre des cas, on masse le pénis avec la mixture, dans le sens de la longueur et de la largeur.

Enfin, pour éviter que le pénis ait une petite taille à l’âge adulte, chez certains peuples d’Afrique, dont les Akans de Côte d’Ivoire, les mamans massent le sexe de l’enfant jusqu’à un certain âge. Ainsi, il ne sera pas frustré quand viendra l’heure de vérité…

Si la taille du sexe est un avantage conséquent lors des relations sexuelles, il faut cependant indiquer qu’elle n’est pas une condition sine qua non. Il s’agit davantage de savoir utiliser le pénis dont la nature nous a équipés. Et là c’est tout un art.

 

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Tim Q

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