Le Bitcoin criblé de critiques

 

Depuis l’effondrement du marché crypto en avril, le bitcoin ne parvient plus à reprendre sa courbe ascendante. C’est dans cette mauvaise période qu’elle subit des attaques de toute part. Notamment de la part du milliardaire américain Bill Gates, qui estime qu’elle n’a pas de valeur. Christine Lagarde, la présidente de la BCE, a la même opinion.

S’achemine-t-on vers la fin du Bitcoin, la reine des cryptomonnaies ? En avril dernier, sa valeur a baissé de plus de 17%. Elle est tombée sous les 30.000 dollars, et jusqu’à 25.400 dollars le 12 mai. En cause l’effondrement historique du marché des cryptomonnaies, dont la valorisation est passée de 3.000 milliards de dollars à 1.400 milliards en l’espace de six mois. Si le Bitcoin a ensuite repassé le seuil fatidique des 30.000 dollars, il peine sérieusement à se remettre de ce krach. Ce qui fait croire qu’on court vers la fin d’une époque, celle d’une monnaie cryptographique triomphante.

Christine Lagarde et Bill Gates n’ont aucun Bitcoin

C’est dans cette mauvaise passe que la monnaie numérique subit de nouveaux assauts et non des moindres. En effet, Bill Gates l’a attaquée avec virulence. Le fondateur de Microsoft que cette devise n’a aucune valeur. « Je n’en possède aucune. J’aime investir dans des choses qui ont une valeur ajoutée », a-t-il déclaré. C’était lors d’une session « Ask Me Anything » ou AMA (« Demandez-moi ce que vous voulez ») sur Reddit, le mercredi 25 mai.

Le milliardaire américain dit qu’il préfère mettre son argent dans des choses utiles comme les entreprises, qui fabriquent d’excellents produits. Lors d’une précédente intervention, en mars 2021, il avait déjà critiqué les activités énergivores des crypto-devises. Avant sa dernière intervention, Christine Lagarde avait aussi attaqué les cryptomonnaies.

Elon Musk et Tim Cook y croient

La présidente de la Banque Centrale Européenne (BCE) a déclaré que « les cryptomonnaies sont des actifs hautement spéculatifs et très risqués ». Elle pense que ces devise ne valent rien et « ne repose sur rien» car « il n’y a pas d’actifs sous-jacents pour servir d’ancre de sécurité. ». Comme ses collègues banquiers, l’ex directrice du FMI préfère un euro numérique ou une stablecoin. Il s’agit de jeton virtuel adossé au cours d’une devise « fiat », le plus souvent le dollar. Cette monnaie jouit ainsi d’une parité plus ou moins fixe la « fiat ». Tout le contraire du Bitcoin, dont la valeur fluctue énormément.

Malgré tout, certains investisseurs continuent de croire en cette monnaie. C’est le cas de l’autre milliardaire américain du moment, Elon Musk. Le fondateur de Tesla et Space X a toujours manifesté son intérêt pour le monde des crypto. On lui connait d’ailleurs ce penchant pour les projets jugés à haut risque. Il a déjà investi dans le Bitcoin, l’Ether et même le très controversé Dogecoin. Il n’est pas le seul patron à le faire. Tim Cook, le PDG d’Apple, a également injecté de l’argent dans ces devises numériques à titre personnel. Ces dirigeants vantent plutôt le potentiel d’avenir de ces jetons.

Des crises majeures déjà surmontées

Le Bitcoin, en particulier, est très liquide, facilement échangeable et de plus en plus accessible. Aussi, il reste la référence du marché crypto. Tous ceux qui veulent diversifier leur patrimoine le recherche aujourd’hui activement. Par ailleurs, il offrirait une sorte de prime au premier venu, comme Tesla en a eu avec les voitures électriques. Tous ces arguments pourraient renforcer sa valeur dans le temps. Et puis, les défenseurs du Bitcoin soulignent que ce n’est pas la première fois que cette cryptomonnaie s’effondre. Ils rappellent à souhait la crise retentissante de 2014 avec la faillite de Mt. Gox, celle de 2017 appelée crise Coincheck, ou encore la chute brutale du cours en 2018.

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Tim Q

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