Gérald Darmanin sort les crocs face à Marine Le Pen

Le débat télévisé tant attendu jeudi soir entre le ministre de l’Intérieur et la présidente du Rassemblement national (RN) aura tourné à l’avantage du premier. La candidate déclarée à la présidentielle de 2021 ayant fait montre d’une passivité pour le moins étonnante.

Il ne fallait pas manquer le rendez-vous politique de cette fin de semaine. La perspective d’un face-à-face entre Gérald Darmanin et Marine Le Pen avait de quoi susciter quelques engouements eu égard au contexte politique en cours et aux précédentes joutes oratoires entre ces deux personnalités. Eh bien, la montagne aura accouché d’une souris. Du côté de la présidente du RN en tout cas. La députée du Pas-de-Calais habituée à la combativité, aura fait preuve sur France 2 ce jeudi, d’une passivité qu’on ne lui connaissait pas.

Réitérant ses critiques à propos du projet de loi sur le séparatisme en débat à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen a parlé d’un texte sans consistance et qui manque sa cible. Suffisant pour que son contradicteur se croyant sans doute parfois dans une salle de cours, déroule à volonté. Le ministre de l’Intérieur a défendu son projet, assumant même le fait d’être « plus dur » que son vis-à-vis. La patronne du RN ne bronchera pas non plus face aux allusions à son père Jean-Marie Le Pen dont Darmanin dit qu’elle reprend les idées éculées.

Le Pen tétanisée par sa contre-performance de 2017 ?

Sur les sujets relatifs à la sécurité et à l’immigration aussi, Marine Le Pen aura donné l’impression d’être chaque fois à la remorque de son contradicteur. Ce dernier reprenant à maintes reprises l’ancienne finaliste à la dernière présidentielle sur « ses mensonges ». Sur le plateau de France 2, on aurait dit que les personnages s’étaient inversés, tant la députée du Pas-de-Calais était méconnaissable. Car si Gérald Darmanin a pu faire démonstration de sa capacité à renvoyer à plusieurs reprises son interlocutrice dans les cordes, cette dernière se sera contentée de subir. Tout le contraire de son débat télévisé de l’entre-deux tours de la présidentielle face à Emmanuel Macron en 2017.

Pourtant, la présidente du RN avait tout à gagner de ce débat, à quelques mois seulement d’un autre scrutin présidentiel. Notamment en raison de sa dynamique dans les derniers sondages d’opinion qui la placent à nouveau comme principale adversaire du président sortant. Un duel annoncé que les Français appréhendent sans vraiment le souhaiter.

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Rokhya Chidid

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