États-Unis : Marco Rubio en chaussures de clown ?

Le secrétaire d’État américain est la risée du web pour avoir porté des souliers visiblement trop grands, par courtisanerie pour le président Donald Trump, qui en est véritablement obsédé.

Les images font, depuis quelques jours, le tour du web. On y voit Marco Rubio, secrétaire d’État des États-Unis, avançant d’un pas mal assuré dans des chaussures visiblement trop grandes pour lui. De quoi susciter bien des interrogations sur un tel choix.

Mais ce qui pourrait passer pour une simple maladresse vestimentaire révèle, selon une enquête du Wall Street Journal (WSJ), un aspect bien plus troublant du fonctionnement du pouvoir au sein de l’administration Trump.

En effet, ces chaussures ne sont pas anodines. D’après le quotidien américain, il s’agirait d’un modèle précis en cuir signé Florsheim, vendu 145 dollars, pour lequel Donald Trump nourrirait une véritable fascination.

Le président ne se contente pas de les porter : il en ferait des symboles de loyauté, les offrant à ses collaborateurs, conseillers et membres du gouvernement. « Wingtip, mocassin ou boucle ? Noires ou marron ? Le président Trump a ce qu’il vous faut », ironise le WSJ.

« Tous les garçons les ont »

Le journal rapporte que Donald Trump a découvert cette marque l’an dernier en cherchant une paire confortable après de longues journées. Séduit, il en a rapidement fait un instrument de distinction et d’allégeance.

« Tous les garçons les ont. C’est hilarant parce que tout le monde a trop peur de ne pas les mettre », confie une source au quotidien financier new-yorkais. Le rituel est désormais bien rodé : Trump devine la pointure de son interlocuteur — au hasard souvent —, transmet la commande à un assistant, et quelques jours plus tard, une boîte marron arrive à la Maison-Blanche.

Les destinataires s’exécutent, certains avec zèle, d’autres à contrecœur. Parmi eux figurent le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick, le vice-président JD Vance, et donc Marco Rubio.

De la servilité vestimentaire

Un membre du cabinet, resté anonyme, aurait même maugréé d’avoir dû ranger ses Louis Vuitton pour chausser les souliers présidentiels. JD Vance, de son côté, a raconté comment Trump avait interrompu une réunion cruciale sur un dossier international afin de feuilleter un catalogue de chaussures et d’en commander plusieurs paires pour lui et Rubio.

« Il a dit stop. Il a regardé nos pieds et déclaré : vos chaussures sont affreuses », a relaté le vice-président avec un sourire forcé, ajoutant que le président tenait à ce que ses proches collaborateurs soient « au mieux de leur apparence ».

Ce qui aurait pu rester une anecdote de cour — un roi distribuant ses faveurs à ses courtisans — a vite pris une tournure politique. Car la véritable question n’est pas de savoir si Rubio chausse du 43 ou du 46, mais bien pourquoi il n’a pas simplement refusé de porter des chaussures manifestement trop grandes…

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leo derf

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