24 hélicoptères Caracal vendus au Koweït

Ce mercredi 21 octobre, la France et le Koweït ont signé plusieurs accords pour du matériel militaire.

Une vente de matériel militaire pour 2,5 milliards d’euros

En visite à Paris, le premier ministre du Koweït, Jaber Al-Moubarak Al-Ahmad Al-Sabah, a signé avec l’Etat français plusieurs contrats en vue d’acheter du matériel d’armement terrestre, aérien et maritime. Entre autres, vingt-quatre hélicoptères Caracal ont été vendus et une option a été laissée pour six autres.

Conçus par Airbus Helicopters, ces appareils sont fabriqués pour transporter des troupes sur de longues distances et pour réaliser des missions de sauvetage au combat. Blindés, ils sont également munis d’un système d’autoprotection incluant une détection radar de missiles. La seule vente des vingt-quatre hélicoptères s’élève à un milliard d’euros.

Le Koweït a également signé deux déclarations d’intention concernant l’achat de véhicules blindés légers et la maintenance de patrouilleurs. Au total, l’ensemble des contrats pourrait rapporter 2,5 milliards d’euros à la France, un chiffre en accord avec la tendance actuelle des ventes de matériel militaire effectuées par le pays depuis le début de l’année.

Un marché qui se porte bien pour la France

En 2012, les commandes de matériel militaire se chiffraient à 4,8 milliards d’euros. Elles sont ensuite passées à 8,2 milliards en 2014 et atteignent déjà la coquette somme de 12 milliards en 2015, sur les seuls premiers mois de l’année.

En Février, la France a vendu vingt-quatre Rafale à l’Egypte, puis la même chose au Qatar à peine trois mois plus tard. Deux contrats estimés à 5,2 milliards d’euros chacun pour le moins étonnant. En effet, depuis la création des Rafales en 1988, la France n’avait jamais vendu de chasseur-bombardier, un produit certes de grande qualité mais très onéreux. Elle avait d’ailleurs raté une vente avec le Brésil en 2013.

Mais cette année, la stratégie de vente a changé. Avec l’Egypte, Jean-Yves Le Drian s’est montré subtil en proposant ses appareils après avoir écouté le maréchal-président Abdel Fatah al-Sissi parler de ses besoins militaires. L’approche du ministre a porté ses fruits. Il faut dire que sa présence aux côtés du maréchal-président dans la lutte contre le terrorisme islamiste en Irak y est aussi pour beaucoup. Aujourd’hui, la vente de matériel militaire en France est devenue un réel marché florissant.

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